Solutions

Le Mouvement L’école ensemble propose une nouvelle vision de l’école publique.

UNE ÉCOLE ÉQUITABLE
Nous demandons que 100% des fonds publics en éducation profitent au «nouveau public» que nous proposons. Nous acceptons l’existence des écoles privées, mais celles-ci ne doivent plus recevoir de fonds publics. 

UNE ÉCOLE SEREINE
Nous voulons mettre fin à la sélection des élèves au public. Cet écrémage qui stresse les familles et érode les communautés n’aura plus lieu d’être dans le nouveau public.

UNE ÉCOLE COMMUNE
Nous souhaitons un nouveau public renforcé par le retour de la plupart des élèves du privé subventionné et celui de tous les élèves des projets particuliers sélectifs. Le maintien des élèves les plus performants au sein d’une classe commune est un facteur déterminant de la réussite scolaire pour tous.

UNE ÉCOLE EFFICACE
Nous proposons que le nouveau public consolide l’aide aux élèves en difficulté et développe en plus une offre d’apprentissage enrichie pour les élèves les plus performants.


Pour mettre en œuvre cette vision, nous demandons aux partis politiques d’inclure ce qui suit dans leur plateforme en vue des élections québécoises d’octobre 2018 :

  1. Mettre fin à tout financement public direct ou indirect de l’école privée.
  2. Mettre fin à la sélection des élèves au public, au primaire comme au secondaire.
  3. Consolider l’aide aux élèves en difficulté et développer une offre d’apprentissage enrichie pour les élèves les plus performants au sein d’une classe commune.

Ces demandes sont reprises dans une pétition adressée aux partis politiques québécois en vue des élections d’octobre 2018. Merci de signer la pétition.


Pour en savoir plus sur notre vision et nos solutions

Au sujet de la fin des subventions au privé

Le privé subventionné, c’est le péché originel de l’éducation au Québec, celui dont on n’avait pas anticipé l’effet cumulatif et qui allait déséquilibrer tout le système. Le Mouvement ne remet pas en question l’existence des écoles privées, mais plutôt leur financement à 79 % par l’argent de nos impôts.        

>> Pour en savoir plus sur le taux de 79%

>> Pour en savoir plus sur l’histoire du financement public de l’école privée au Québec

En passant graduellement à un taux de subventionnement de 0 %, la majorité des effectifs du privé rejoindra le nouveau public. Une diminution sur trois ans (de 79 % à 50 % la première année, de 50 % à 25 % la deuxième année et de 25 % à 0 % la troisième année) aidera les organisations concernées à s’adapter. Cette baisse graduelle se doublera d’un taux de subventionnement de 0% pour les élèves de secondaire I la première année et de 0 % pour les élèves de secondaire I et II la deuxième année.

En Ontario, où le privé est subventionné à 0 %, le pourcentage d’enfants au secondaire privé est de 5 %. Rappelons qu’au Québec, la ségrégation est au moins de 41 % (21 % de privé subventionné et au moins 20 % de projets particuliers sélectifs).

En se basant sur le modèle ontarien, nous devrions assister à une fonte des effectifs du privé de 21% à 5% des élèves du secondaire à cause des frais de scolarité qui augmenteront. Certaines écoles privées auront un marché suffisant pour maintenir leurs opérations sans subventions des contribuables, mais la plupart devront fermer leurs portes. Dans les commissions scolaires en manque de locaux pour accueillir les élèves en provenance du privé, certaines de ces anciennes écoles privées pourront être acquises par le Ministère de l’Éducation et intégrées au nouveau public.

 

Au sujet de la fin de la sélection au public

Le rôle du public dans l’accroissement de la ségrégation scolaire est encore méconnu au Québec. Afin de retenir des élèves performants, le public a décidé de concurrencer le privé subventionné sur son propre terrain : celui de la sélection des élèves. Les projets particuliers se multiplient depuis sans aucune planification ministérielle. Ce n’est pas pour rien que le Ministère de l’Éducation ne rend public aucun portrait global de la fréquentation des projets particuliers sélectifs. Dans un avis de 2007, le Conseil supérieur de l’éducation estimait la proportion d’élèves dans des projets particuliers à 20 % en qualifiant ce chiffre de conservateur.

La fin de la sélection au public couplée à la fin des subventions publiques au privé donnera naissance à un « vrai privé » (le modèle ontarien nous indique qu’il devrait accaparer environ 5 % des élèves au secondaire) et un « nouveau public » dynamisé par un afflux massif d’élèves performants provenant du privé subventionné et des projets particuliers sélectifs.

 

Au sujet de l’offre d’enseignement enrichi

Plusieurs parents retirent leurs enfants de l’école publique commune parce qu’ils anticipent que la cadence d’apprentissage sera trop lente pour eux. Le nouveau public, en accueillant 76 % des élèves du privé (en se basant sur un vrai privé qui ne serait plus fréquenté que par 5 % des élèves du secondaire) et 100 % des élèves des projets particuliers, verra une hausse immédiate du rythme scolaire. Le taux d’élèves performants bondira et celui des élèves en difficulté diminuera.

Mais le Mouvement L’École ensemble croit qu’il faut aller un peu plus loin. C’est pourquoi nous demandons qu’en parallèle à l’aide aux élèves en difficulté soit développée une aide aux élèves plus performants.

 

Vous êtes convaincu… mais vous voulez en savoir plus sur les coûts actuels et projetés.

>> Visitez la section Projections et coûts.