Constats

  1. La part du privé subventionné en éducation augmente sans cesse. De 5 % en 1970, elle est aujourd’hui de 21 % au secondaire. Elle atteint même 39 % à Montréal et 42 % à Québec.
  2. Le réseau public a répondu au départ de ses élèves en créant des écoles à projet particulier sélectif qui pratiquent leur propre écrémage : le nombre d’étudiants admis dans un projet particulier est estimé au secondaire à au moins 20 %*.
  3. En parallèle, l’école publique commune voit sa tâche alourdie : intégration des élèves avec des besoins particuliers, augmentation du nombre de cas lourds et pratiques visant à limiter le redoublement.
  4. Cette nouvelle composition de la classe ordinaire, de plus en plus écrémée, renforce l’attrait du privé et des projets particuliers : ce cercle vicieux accentue sans cesse la ségrégation scolaire.
  5. Il en résulte un système d’éducation inefficace et inéquitable. Analphabétisme, décrochage, exclusion sociale et perpétuation de la pauvreté sont les attributs du système d’éducation que les Québécois se sont donnés.

    >> Voir section Ségrégation : les conséquences

* Le Ministère de l’Éducation ne rend public aucun portrait détaillé de la fréquentation des projets particuliers sélectifs. Dans un avis de 2007, le Conseil supérieur de l’éducation estimait la proportion d’élèves dans des projets particuliers à 20 % en qualifiant ce chiffre de conservateur.